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Vidéo : les premiers pas de l'ourse Claverina dans les Pyrénées

Nous publions ci-après le communiqué de presse de François de Rugy, ministre de la Transition Ecologique et de la Solidarité à la suite de la réintroduction, jeudi et vendredi, de deux ourses slovènes dans les Pyrénées béarnaises, par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Les deux ourses sont porteuses de petits à naître.



Vendredi 5 Octobre 2018


Réintroduction réussie de deux ourses femelles dans le Béarn

(Photo : capture écran)
(Photo : capture écran)
"Deux ourses femelles en parfait état de santé ont été relâchées ces deux derniers jours dans les montagnes du Béarn, en Pyrénées-Atlantiques, actant ainsi la réussite de l’opération de réintroduction prévue par le Plan Ours brun et confirmée par François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, à l’occasion de sa venue sur place le 20 septembre dernier.

Claverina, "l’héritière" ou "celle qui détient les clés" en béarnais, a été relâchée jeudi matin, aux alentours de 9h. Âgée de 7 ans et pesant 140 kg, elle est la première ourse femelle à fouler le sol béarnais depuis une décennie.

Sorita, "Petite Sœur", l’a rejointe ce matin, aux alentours de 9h également. D’un an son aînée, elle pèse 150 kg et acte ainsi la réussite de la réintroduction.

La réintroduction de Claverina et Sorita, mise en œuvre par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (l’ONCFS), s’inscrit dans la mise en application du plan national d’actions Ours brun publié le 9 mai 2018 et du Plan biodiversité présenté en juillet dernier par le Gouvernement.

Elle vise à assurer la préservation de l’Ours dans les Pyrénées-Atlantiques alors que seuls deux ours mâles y vivent actuellement. En réintroduisant deux femelles, l’Etat permet le maintien durable des ours dans le Béarn et tient ses engagements pour la sauvegarde d’une espèce protégée, en danger critique d’extinction dans l’Hexagone.

Il entend par ailleurs poursuivre le dialogue autour de cette démarche dans des conditions sereines avec les élus locaux, la profession agricole et l’ensemble des acteurs du développement de la montagne.

François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, a déclaré :

"C’est un jour particulier pour les Pyrénées et pour la biodiversité en France. C’est avec une certaine émotion que j’ai eu confirmation de l’arrivée de Claverina et Sorita dans le Béarn, en toute sécurité. Cela n’a pas été facile. Il y a eu des tentatives non-abouties ces dernières années, beaucoup de discussions, et autant d’oppositions. Notre patrimoine naturel est un bien rare que nous avons la responsabilité collective de protéger. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui en réussissant cette opération."

Pour rappel, le plan national d'actions Ours brun, publié le 9 mai 2018, vise à permettre aux activités humaines de se développer en coexistence avec la présence de l'ours, qu'il s'agisse de l'élevage mais aussi du tourisme, de la chasse ou de la gestion forestière.

Dans ce plan national d'un montant de 3,4 millions d'euros figurent 4 grands piliers d'accompagnement des populations impactées par la présence de l'ours :
 
  • La protection des troupeaux : renforcement des équipes aides bergers et chiens de protection, installation de clôtures, suivi des déplacements de l'ours.
  • L'indemnisation en cas d'attaque, pouvant aller jusqu'à 600 euros par brebis en fonction de la nature du dommage subi.
  • L'amélioration des conditions de vie des bergers : amélioration du réseau de téléphonie mobile notamment.
  • La valorisation économique de la présence de l'ours qui est un élément fort de l’image touristique des Pyrénées.
Il est le fruit d'un dialogue de plus de 5 ans avec l'ensemble des parties prenantes locales et sa mise en œuvre se poursuivra dans la concertation de chacun".
 
 



1.Posté par Corrida le 05/10/2018 19:36
S'ils avaient aussi largué le bohomme, la vidéo aurai été plus amusante :-) :-) :-)


2.Posté par la vigie le 05/10/2018 21:28
Que du bla bla ! Les bergers ne veulent pas de vos indemnités Mr Le Ministre, ils veulent vivre en paix avec leur troupeaux! La valorisation économique due à la présence de l'ours qui est un élément fort de l'image touristique des Pyrénées, quelle ineptie ! Et en plus il ose parler de concertation ! quel culot ! Restez dans votre ministère et surtout vous n'avez pas la compétence pour régenter la vie dans nos belles montagnes !!!

3.Posté par Miroir le 06/10/2018 02:40
Et vous "la vigie", vous estimez en avoir des compétences ? Vous avez l'impression qu'elle nous emmènera loin votre philosophie ?
Alors vous aussi laissez-nous avancer dans nos belles montagnes et laissez la jeunesse et ses envies de cohabiter en harmonie avec notre si merveilleuse nature essayer de sortir ces vallées de la torpeur et des abysses dans dans laquelle des années de raisonnements rétrogrades les ont enlisées !
Sur ce sujet et tant d'autres...

4.Posté par la vigie le 06/10/2018 20:53
Je n'ai certainement pas cette prétention ! j'ai du piquer la corde sensible d'un écolo partisan de l'ours qui rêve de sortir ces vallées de la torpeur ! Et oui Miroir vos paroles acerbes ne me feront pas changer d'avis ! Le jour où il n'y aura plus d'éleveur, j'espère que vous ferez parti des bénévoles qui entretiendront la montagne afin de favoriser le tourisme !

5.Posté par Cancel le 07/10/2018 09:07
Bonjour,
J'aimerais voir un super écolo face à un Patou qui défend son troupeau . . .
Cordialement, Cancel.

6.Posté par MB le 07/10/2018 15:46
Il existe , pas loin des Pyrénées , un lieu où vivent et se reproduisent naturellement environ 150 ours qui cohabitent avec les loups et les hommes : les Asturies en Espagne (moins grandes que les Pyrénées).
"Les bergers y gardent les troupeaux , qui sont plus nombreux qu'il y a 20 ans et les "lits touristiques" sont passés de 10 à 1000 . Des agences de voyage y organisent des séjours "ours-loups" . Quant aux dégâts pour les agriculteurs , ceux provoqués par les sangliers et les cerfs sont 10 fois supérieurs à ceux provoqués par les loups et les ours".(Claude-Marie Vadrot , journaliste et enseignant).
Dans les Pyrénées françaises on parle tous les ans des dégâts provoqués par les ours en oubliant de dire que ceux provoqués par les chiens errants sont supérieurs.
Il y a 60 ans il restait environ 150 ours dans les Pyrénées . Lorsque le Parc national fut créé les aménageurs de la montagne et les associations de chasseurs avaient fait pression pour que les limites du Parc n'englobent pas les espaces où vivaient encore de nombreux ours...
Je me souviens de deux oursons orphelins dans un enclos à l'Hospice de France , en 1952 ou 53, que Madame Alix a photographiés.
On a dit à l'époque (les mauvaises langues ?) qu'ils ont été empoisonnés par un ou plusieurs commerçants luchonnais jaloux de voir les touristes fréquenter plus l'Hospice de France que les Allées d'Etigny...
Tout ceci n'est que matière à réflexion.

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