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Un train à hydrogène entre Montréjeau et Luchon ?

Si cette annonce devait se concrétiser sur la ligne SNCF commingeoise suspendue depuis quatre ans, ce serait une première en France... Rêve ou réalité ?



Mercredi 28 Novembre 2018


Le train à hydrogène Coradia iLint (Photo © Alstom)
Le train à hydrogène Coradia iLint (Photo © Alstom)
Fabriqué en partie dans les Hautes-Pyrénées par Alstom, le premier train utilisant une pile à combustible dessert depuis septembre dernier une ligne régulière de 100 kilomètres en Basse-Saxe (Allemagne), entre les villes de Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude.

Dénommé Coradia iLint, il peut parcourir 1.000 kilomètres avec un plein d'hydrogène.

Ce train zéro émission, dont la partie traction a été assemblée à Tarbes, est équipé de piles à combustible qui transforment en électricité l'hydrogène stocké sous forme gazeuse dans le toit. 

Un train à hydrogène qui pourrait rouler entre Montréjeau et Luchon, révèle en exclusivité, dans son édition de ce mercredi, "La Gazette du Comminges".

L'hebdomadaire rapporte que cette "desserte commingeoise servira de banc d'essai grandeur nature pour les motrices à hydrogène fabriquées à Tarbes...".

Une première en France selon Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie qui précise dans l'hebdomadaire que la région est prête "à acheter les rames à hydrogène pour qu'elles roulent à titre commercial sur ce tronçon le plus vite possible..."

Autant dire que cette révélation, si elle se concrétise, devrait ravir les "militants du rail" de la Barousse et du Comminges qui, depuis la suspension de la ligne Montréjeau-Luchon en novembre 2014, se battent farouchement pour la sauver.


1.Posté par Macron. le 28/11/2018 20:00
Avant Noël , ça vous va ?

2.Posté par CANCEL le 28/11/2018 20:01
Bonjour,
Enfin une bonne nouvelle, il faut rapidement faire le nécessaire pour mettre en oeuvre cette réalisation, un train à hydrogène dans le Comminges et de plus fabriqué à Tarbes c'est une première pour le pays.
Il faut le faire de suite, pas en 2000 je ne sais plus combien . . .
Cordialement, Cancel.

3.Posté par la vigie le 28/11/2018 20:34
depuis plusieurs jours, le car sncf de la ligne Montréjeau -Luchon ne compte que le conducteur !!! En pleine saison, 4 passagers maximum ! Alors pourquoi persister à vouloir un train qui ne sera jamais rentable et qui nous coutera très cher !!! Restons raisonnables et arrêtons de croire au Père-Noël !

4.Posté par Marie chantal Roddieru le 29/11/2018 05:09
+que bien pour les pauvres curistes qui ne viennent plus a Luchon depuis 4 ans...

5.Posté par kropotkine le 29/11/2018 08:39
ci joint l'article de la détresse du midi hier sur Tarbes :
La région volontariste dans le transport ferroviaire a commandé 3 trains à Hydrogène , mais ces trains rouleront avec avec chauffeur et voyageur ( voir contrôleur , ils sont en train de disparaitre sans que la région réagisse ) en 2022 ou 2023.
Pour la ligne Luchon Montréjeau , il faudrait d'abord investir dans le support du train , c'est à dire les rails.
En ce moment , le tronçon Tarbes _Boussens est fermé pour régénération de la ligne , la logistique est bien présente , jusqu'en mars 2019 , afin d'économiser du pognon de dingue et de l'énergie , ne serait il pas judicieux d'utilisé cette machinerie pour refaire entièrement la ligne au lieu de les faire revenir en 2020, s'ils reviennent.

LA SNCF et l'Etat doivent garantir leur participation à cette rénovation , chose non encore acquise.

Mais du fait que Macron veuille abandonner les LGV ( bonnes nouvelles ) , il doit bien avoir des crédits budgètés à ré-orienter vers des lignes secondaires comme celle de Luchon-Montréjeau


Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, s’est rendue, aujourd'hui, dans les locaux d’Alstom à Sémeac pour une visite officielle. La raison de ce déplacement dans les Hautes-Pyrénées : l’investissement de la région dans des trains Régiolis à hydrogène.


"Le site d’Alstom de Tarbes accueillait Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. Accompagnée de nombreux élus régionaux et départementaux, comme Michel Pélieu, président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées, cette dernière a effectué une visite des ateliers bigourdans de l’entreprise française où l’on fabrique, entre autres, des systèmes de traction dédiés aux trains à grande vitesse (TGV), aux trains régionaux et aux locomotives électriques. Le tour du propriétaire a été dirigé par Benoît Carniel, directeur du site tarbais d’Alstom, et par Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général d’Alstom Transport France.

Mais Carole Delga était avant tout venue dans les Hautes-Pyrénées pour officialiser l’investissement de la région Occitanie dans les trains Regiolis, nouvelle génération de la gamme Coradia polyvalent bi-mode électrique-hydrogène. La région a, en effet, passé commande « de 16 trains Régiolis à Alstom, dont 3 à hydrogène ». Le coût des trois dernières machines, dont le système de propulsion est fait en Bigorre, « devrait être compris entre 25 et 30 millions d’euros ».

4 milliards d’euros investis dans le transport collectif

« Il est nécessaire de développer le transport collectif en Occitanie, a expliqué Carole Delga dans un discours devant 150 membres du personnel d’Alstom. C’est pourquoi la région Occitanie va investir 4 milliards d’euros d’ici 2030 pour son développement. Nous devons prendre des dispositions pour changer notre mode de consommation d’énergie. Pendant l’été, j’ai rencontré Emmanuel Macron, le président de la République, et je lui ai dit que je voulais des trains à hydrogène. La région Occitanie a été la première région à passer commande de trains hybrides. Il a fallu aussi convaincre l’État et la SNCF de l’importance de ce projet, notamment dans la transition énergétique de la France. L’Occitanie sera un terrain d’expérimentation privilégié pour le train à hydrogène. Il faut aussi que les autres régions françaises se joignent à nous. Les discussions devraient se poursuivre avec mes homologues jusqu’en juin 2019. Les trains devraient effectuer leurs premiers tests à l’horizon 2021-2022. Ils seront ensuite testés sur une ligne de chemin de fer, avec un conducteur, en 2022 ou en 2023. »

VALENTIN VIÉ

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