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Rencontre avec l'écrivain Commingeois Vincent Martorell

Pour Vincent Martorell, la saison des salons littéraires commence dimanche prochain, 12 août, aux Journées Littéraires d'Arbas. De salons littéraires en dédicaces en librairie, l'écrivain Commingeois va traverser la France jusqu'en avril 2019. Vincent Martorell répond à mes questions.



Mercredi 8 Août 2018


Vincent Martorel (Photo © Max Payrau)
Vincent Martorel (Photo © Max Payrau)
Nous nous sommes rencontrés à Luchon en 2014 alors que venait de sortir votre roman "La vie peu ordinaire de Madeleine Lenoir". (Lire ici ). Difficile de résumer vos quatre dernières années, au niveau littéraire, mais on peut en rappeler aux lecteurs les grandes lignes ?
 
Et bien après la parution de "La vie peu ordinaire de Madeleine Lenoir", j'ai publié en novembre 2015, un recueil de nouvelles " L'homme debout", puis courant 2016 mon éditrice Agnès Beauquel, (éditions NeoBook) m'a proposé d'écrire sous forme de feuilletons une série policière, "Les enquêtes de Julius Waslo", au total six épisodes distincts.

Changement de registre, en avril 2017, écriture d'une pièce en trois actes "Le vol de la cigogne", qui je l'espère, sera bientôt montée.

Octobre 2017, un nouveau recueil de nouvelles a vu le jour "Le cercle", et en novembre 2017 est sorti "Où que tu ailles" la version papier des enquêtes de Julius Waslo. 
 
Vous vous consacrez totalement à l'écriture en 2018 ?

Plus que jamais ! (Rires)  
 
Quelle est votre actualité littéraire cette année ?

Et bien le 23 août va paraître "La belle endormie" aux éditions AEM en version numérique disponible sur toutes les plateformes.

Puis le 8 novembre va être publié chez NeoBook "Le jour des innocents" un roman qui raconte le retour de deux prisonniers de guerre en 1919, que l'on pensait disparus, et dont les noms figurent sur le monument aux morts. Cette histoire se concentre sur une seule journée, le 28 décembre 1919, jour de Saint-Innocent.
 
Des projets, j'imagine, pour les prochains mois ?

J'ai signé pour un nouveau roman avec les éditions NeoBook à paraître en 2019, je travaille sur une suite de "La belle endormie", puis d'autres projets vont suivre, romans, nouvelles, théâtres et d'autres épisodes des enquêtes de Julius Waslo etc..

La routine quoi ! (rires)
 
Comment se passe la vie d'un écrivain en Comminges ? 
 
Comme un poisson dans l'eau. J'habite un endroit idéal pour écrire. Pas trop loin des grandes agglomérations, mais suffisamment à l'écart du bruit et de la fureur, pour me préserver de ce monde de brutes (rires).

Bref, je suis un écrivain heureux.

Je commence la saison des salons du livre, des signatures en librairies à partir du dimanche 12 août à Arbas, et cela jusqu'en avril 2019, un peu partout en France.

Un peu comme un musicien qui part en tournée quoi ! Je vais aller à la rencontre de ceux qui me connaissent et me présenter à ceux qui vont me découvrir.

J'adore ça ! cela me fait sortir un peu de ma grotte (rires).

Comment devient-on écrivain, Vincent Martorell ?

(Interview sur "Luchon Mag", le 15 novembre 2014)

Comment devient-on écrivain ? 
  
En fait, j’ai toujours su que je serais écrivain. J’ai commencé à tourner autour des jupes de ma mère, avec du papier en écrivant des petits mots. J’avais à peine dix ans… Souvent, je me dis un peu à la manière des schizophrènes  qui entendent des voix, moi j’entends des mots et quand ça devient un peu trop puissant, il faut que je les note, que je les marque… ça ne donne pas forcément quelque chose, mais le plus souvent ça donne une trame, un début d’histoire, un synopsis qui va se développer au fil des jours. 

Pendant des années j’ai écris comme ça, j’ai écris des chansons alors que je travaillais dans le monde de la musique, mais j’avais toujours en moi cette envie de publier. 
  
Salon du Livre à Paris, pas la bonne adresse ! 
  
En 1985, je me suis rendu au Salon du Livre à Paris, mon petit manuscrit sous le bras… ce qu’il ne faut jamais faire dans un Salon du Livre ! Je me suis fait gentiment rembarré. Quelques années après cette "mésaventure", j’ai proposé des nouvelles sur un site Internet et ça accroché. Et comme j’avais envie de travailler pour le théâtre depuis longtemps, j’ai commencé à écrire plusieurs pièces jusqu’au moment où j’ai écris un nouveau roman "La belle endormie"  aux Editions du Masque d’Or et qui a fonctionné tout de suite. 

Mon éditeur a par la suite édité un recueil de nouvelles et en mars 2012, j’ai eu un prix national pour "Brouillard", l’une de mes nouvelles… 
  
Un prix pour " La Théorie du Papillon" 
  
Les livres se sont ensuite enchaînés. En 2013, on m’a attribué le prix spécial du jury à l’occasion du Salon des Gourmets de Lettres à Toulouse, pour "La Théorie du Papillon", et là, le fait d’avoir un bandeau rouge sur le livre, les portes se sont ouvertes… 

Là-dessus j’ai travaillé avec une éditrice numérique chez Néobook, avec qui on a développé un travail littéraire et éditorial. Ça avance doucement, mais assez sereinement. 
  
 Un travail tout en lenteur 
  
Il y a quelques temps je me définissais comme un raconteur d’histoires. Mais non, je ne suis pas un raconteur d’histoires, ce qui m’intéresse maintenant c’est plus la langue que l’histoire, c’est la manière dont je vais amener le lecteur ou la lectrice vers mon histoire. Ce qui m’intéresse c’est de surprendre mes lecteurs à chaque roman, de les faire rire, de provoquer des émotions… 

C’est aussi ça le sens de la littérature. La littérature me nourrit, car pour être un auteur il faut avant tout être un lecteur. 

Je suis un homme heureux : j’écris, je suis publié et on me lit. Certes le nombre de vente n’est pas colossal, mais mes livres se vendent, j’ai un public qui commence à avoir une habitude. Une habitude avec les lecteurs, mais aussi avec les médias. 

La toile se tisse doucement. En fait il ne faut pas être pressé. Le travail de l’écrivain, c’est un travail de lenteur. En fait, c’est presqu’un travail de fainéant. Il faut aussi apprendre à ne rien faire et à laisser venir les choses. A observer…  On est un peu des vampires, on se nourrit de la vie et de tout ce qui est autour de nous. 
 


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