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Larboust, vallée gourmande : en vidéo, daube de biche

Dans sa chronique "Larboust, vallée gourmande", Christian Rives nous propose la recette de Jacqueline Saporte de Poubeau avec aussi son témoignage sur la chasse à la biche...



Vendredi 29 Septembre 2017
Christian Rives


Daube de biche, recette réalisée par Jacqueline Saporte

Présentation des ingrédients (Photo © Christian Rives)
Présentation des ingrédients (Photo © Christian Rives)
Ingrédients : côtes et morceaux divers de biche, vin rouge, carottes, poireaux, céleri, gin­gem­bre, échalotes, ail, oignons, tomates du jardin, noix de muscade, clou de girofle, thym, laurier, petits lardons nature, sel, poivre, fond de veau.

VIDEO


Flambage de la viande (Photo © Christian Rives)
Flambage de la viande (Photo © Christian Rives)


Chasse à la biche, témoignage de Jacqueline Saporte

" La chasse à la biche se fait en battue. Le rendez-vous des chasseurs s’effectue au local de chasse. À 8 heures du matin les consignes sont données par le chef de meute qui donne les ins­tructions du jour.
Au niveau sécurité, rappel des règles : port de la casquette et du gilet orange obligatoire. Chacun doit avoir sa flûte, sa corne.

Le dispositif du plan de chasse est présenté en fonction du lieu.

Un quart d’heure avant le début de la battue un premier groupe part à pied rejoindre les postes en hauteur. Le traqueur fera du bruit dans le bois et suivra les chiens lâchés.

Plus bas d’autres postes sont occupés  par des chasseurs, toujours à distance respec­ta­ble.
Ils ne doivent pas en bouger jusqu’à la fin de la battue.

On ne tire que le gibier préalablement défini, sachant que l’on ne peut tirer les femelles avec leurs faons.

Il faut respecter le nombre de cors, de bois, de l’animal. S’il est décidé de tirer un « 6 cors », il est interdit de tuer un 8 ou 10 cors.

Si un chasseur ne respecte pas la règle il peut être pénalisé et privé de plusieurs week-ends de chasse.
Exception à la règle, si le sanglier venait à passer on peut le tirer dans la mesure où le chef de meute la précisé au préalable, et à condition toutefois qu’il ne soit pas avec des marcassins.

Le contrôle est assuré parfois par le garde de chasse qui suit la battue et contrôle les permis de chasse, les assurances, les timbres "gros gibier", les carnets pour les palombes, le livret pour les lapins, etc. Il dresse procès-verbal pour toute infraction.

Le périmètre de chasse est signalé par des panneaux signalant "chasse en cours". Les pro­me­neurs sont avertis de la battue et ne doivent pas s’aventurer dans les parages.

Si toutefois l’un d’entre eux venait à passer, les chasseurs en poste doivent impéra­ti­ve­ment vider leurs fusils, et les culasses restent ouvertes.

Le chasseur est tenu responsable de tout accident suite à une balle perdue qui pourrait ricocher et blesser quelqu’un.

Raison pour laquelle le plan de chasse est déclaré avec mention de tous les chasseurs qui par­ti­cipent, qui se doivent de signer le document, avec mention du numéro de permis.

Ma première biche, témoignage  de Jacqueline Saporte de Poubeau
 
"J’ai le souvenir ému de la biche que j’ai tuée à la vallée du Lys. J’étais en poste lorsqu’elle est passée près du poste où j’étais. Je l’ai tirée. Certaine de l’avoir touchée, je suis restée à ma place.

Je n’avais pas le droit de bouger du poste sans le signal de la fin de battue par le chef de battue.
J’ai tutté de la flûte 2 coups. C’est le code pour une biche touchée ou morte.

Chaque poste a transmis le même message jusqu’au chef de battue, qui a alors décidé d’ar­rêter la battue. Plus personne n’a eu le droit de tirer.

À son signal, j’ai donc pu quitter mon poste et avec deux autres chasseurs on s’est mis à sui­vre la trace du sang perdu par la bête touchée.
 
Après avoir parcouru quelques mètres, j’ai fini par retrouver la biche. Elle voulait  s’enfuir en traversant un lac, et y était morte au milieu.
 
À l’aide de cordes et de branches, tous ensemble nous avons réussi à rapprocher la bête de la berge.

Là je me suis pliée à la coutume, en rendant hommage à la bête morte.

D’habitude on lui ouvre la gueule et on y introduit un bouquet de fleur, en refermant ses mâ­choi­res. 

Comme je n’avais rien de tout ça près de moi, je lui ai rendu hommage en couvrant son cou de ma casquette !
 
J’en ai été quitte pour payer le champagne, pour ma première bête tuée !" 

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