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La "véritable histoire" du Festival TV de Luchon

Alors que l'avenir du Festival TV de Luchon est incertain, suite à une série de démission ces derniers jours (Claude Coret, Adriana Santini, Serge Moati) nous publions ci-après une contribution d'une fidèle lectrice de "Luchon Mag" qui a participé à la création du Festival... il y a bientôt 21 ans. Cette contribution est l'occasion de rappeler que "Luchon Mag" est un média Citoyen, Indépendant et Participatif et que si vous le souhaitez, vous pouvez également envoyer vos contributions sur les sujets qui vous intéressent.



Lundi 1 Octobre 2018
Marie Chantal Ferré


(Photo illustration © Domy)
(Photo illustration © Domy)
Après les évènements en cascade de ces derniers jours venus secouer notre ville et bousculer le Festival, à la lumière aussi de certains commentaires manquant visiblement d’informations sur la genèse de ce même Festival, le moment me semble opportun pour remonter le temps et remettre les pendules à l’heure à l’attention des nouveaux venus auxquels ont a présenté une histoire quelque peu apocopée du déroulement de la création du Festival.

Vous trouverez ici quelques données essentielles sans lesquelles on ne peut prétendre parler de cet évènement et de son histoire.

Il est apparu qu'à Luchon, depuis longtemps engluée dans l’image désuète, poussiéreuse et anachronique de ces stations thermales d’antan où l’on venait prendre les eaux, comme cela se disait autrefois, il était urgent de projeter une image nouvelle, résolument ancrée dans le présent et apte à se projeter dans un futur en accord avec notre société.

Les instigateurs du projet, ayant pris conscience de l’importance des médias, décidèrent que ce chemin était le bon pour remonter dans le train de la modernité.

René Rettig et sa municipalité ont alors émis la folle idée de créer un évènement d’importance qui rameuterait toutes les formes de médias dans notre ville.
 
Il fallait aussi le nerf de la guerre : les finances

Ce fut compliqué, mais il fallait se donner les moyens du pari et grâce notamment au concours qui ne s’est jamais démenti, celui de Francis Guyraud, alors responsable du Casino de Luchon et dont le soutien a été primordial pour atteindre la faisabilité du projet.

Malgré quelques grommèlements réprobateurs et quelques regards en biais pas tout à fait convaincus, peu à peu le projet à pris corps. Une masse de travail considérable, une foi inébranlable, des moyens financiers ont permis de concrétiser ce qui était apparu comme une utopie.

Chacun a pris un pan de la réalisation pour parvenir au but.

Parallèlement aux démarches de la municipalité, une équipe de bénévoles a été mise sur pied sous l’égide de Danièle Rettig qui a été l’instigatrice et je dirai la mère de l’incomparable fraternité dans cette armée de petites mains.

La toute première édition du festival, en 1997, intitulée "Saint Valentin Festival Amour Toujours" fut, on peut le dire avec le recul, un coup d’essai.

L’organisation a été confiée a un producteur, Thierry Nahon, qui ne laissa pas un souvenir indélébile à part dans ses caprices et ses sautes d’humeur !!!

Le côté positif du passage de Nahon, en dehors de fourbir nos premières armes, fut qu’il avait emmené dans ses valises un régisseur nommé Christian Cappe.
 
Il fallait apprendre et nous avons vite appris.

L’année suivante, Christian Cappe faisait son entrée comme producteur sur le Festival. Il lui donna les ailes qui allait rapidement l’amener au zénith de la notoriété et de la crédibilité, tout cela bien sur avec le concours sans faille d’une municipalité convaincue, de Francis Guyraud toujours partenaire et bien sûr des bénévoles qui donnaient sans compter, fiers de participer au succès qui, d’année en année, ne s’est jamais démenti.

Les bénévoles bénéficiaient alors de toute la reconnaissance de la municipalité, du producteur et des invités du Festival qui ne cessaient d’encenser l’accueil qui leur était réservé.

Puis les réalités financières se sont imposées aux créateurs et afin de pérenniser cette manifestation, la municipalité s’est vu contrainte de faire entrer dans la danse les collectivités Territoriales.

Le Festival venait de perdre un peu de son âme.

En 2006, Madame Claude Coret fit son apparition sur le Festival en tant que bénévole en charge de trouver des sponsors.

C’est en 2007 que nous avons assisté à ses premières gesticulations qui ont suscité quelques craintes sur le but qu’elle poursuivait.

La longueur de ses dents faisait peur aux bénévoles qu’elle ignorait copieusement. C’est cette année là aussi que Christian Cappe passait la main à un autre producteur, Jean Cressant, une forte personnalité, un homme de télévision d’une grande expérience, avec en sus un solide carnet d’adresse.

Il est inutile que je rappelle aux initiés que l’entente Coret-Cressant a très vite tourné non pas à la guerre froide mais à la guerre nucléaire.

Jean Cressant n’avait pas de leçon à recevoir d’une débutante dans le domaine de la TV, une débutante qui voulait régenter tous les domaines de l’organisation.

La suite nous la connaissons, par des alliances opportunistes elle a atteint son but : présider aux destinées du Festival !!!!
 
2007 et 2008 furent les deux derniers festivals que je nommerais "Originels".

Lors de notre dernière édition en 2008, l’ambiance était exécrable, les conflits Coret-Cressant étaient à leur comble.

Nous étions à la veille des municipales, les alliances de circonstances se sont confirmées et le basculement comploté par les intéressés a eu lieu.

La ville a basculé dans l’ère Ferré avec toutes les conséquences que nous connaissons et le Festival est devenu cet entre-soi qui ne rempli plus le cahier des charges qui avait été fixé au départ.

Sur la suite je me suis largement étalée durant la semaine passée, ce qui m’a valu les foudres de ceux pris d’un Alzheimer sélectif et sporadique, ceux qui veulent effacer de la mémoire de Luchon le parcours du Festival dans le déroulé de toute son existence et les origines de ce qui a mené à sa créations.

 

A lire également sur "Luchon Mag", la tribune libre de Marie-Chantal Ferré


Tribune libre, précision

"Une tribune libre désigne un article d'opinion publié dans une rubrique ouverte au public. Ce mode de publication permet à une personne qui n’appartient pas à l’équipe de rédaction d’exprimer publiquement ses idées. Il s’agit d’un article d’opinion, de commentaire ou de réactions qui permet, dans la mesure du respect des autres et du bon sens, d’aborder des thèmes très divers."    
 


1.Posté par Full 10/10 le 01/10/2018 19:10
Vos histoires de festival commencent à nous gaver.
Que chacun écrive son bouquin, avec son histoire
Celles et ceux qui sont intéressés iront l'acheter ou pas
Vous pourrez faire une séance de dédicace sur allées, une promotion sur le NLM et basta!

2.Posté par la vigie le 01/10/2018 21:24
Ces règlements de compte entre "Luchonnais" n'intéressent plus personne ! Il faut se rendre à l'évidence, il y a bien plus important que ce Festival pour la ville d Luchon ! Souciez-vous davantage de vos curistes en perdition et de l'état catastrophique des finances de la ville ! Assez d'amusements qui ne passionnent pas forcément la population ! Fini les paillettes, les gueuletons, CLAP DE FIN

3.Posté par Dutoit daniel le 02/10/2018 16:45
Voila enfin deux post qui remettent toutes ces élucubrations a leur juste place.Il y aurait tant de choses a dire pour rétablir la juste vérité...Mais laissons en paix ceux qui ont maintenant la charge de l'organisation et laissons les spécialistes de la chansonnette continuer a déverser leur venin...Pour moi, c'est clap de fin.

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