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Grand Débat de Souillac : pour René Savelli, maire d'Auzas, "les réponses étaient toutes regroupées supprimant toute notion de débat"

Le maire d'Auzas, qui est aussi président de l'association des maires ruraux de Haute-Garonne a assisté, vendredi dernier, à la rencontre avec le président de la République Emmanuel Macron, à Souillac, dans le Lot. Il livre à "Luchon Mag" ses réflexions.



Jeudi 24 Janvier 2019
Nadyne Vern-Frouillou


René Savelli, parmi les 600 maires d'Occitanie
René Savelli, parmi les 600 maires d'Occitanie
Etes-vous allé à Souillac ?

"Bien sûr que j'y suis allé !" Mais l'enthousiasme avec lequel me répond René Savelli a -t-il perduré ou s'est il échancré ?  Laissons-lui la parole.

"J'étais parti avec le maire de Fronsac et nous sommes restés jusqu'à à 11h du soir, et sans manger, ce qui même en partant avant la fin,  nous a fait rentrer, moi à 2h du matin et Michel Ladevèze une heure plus tard... Ah ! C'est dur la vie de maire."

Même si René Savelli ironise un peu, il redevient vite sérieux pour raconter leur épopée soullacaise et porter un regard critique sur ce qu'il considère comme "un exercice intéressant mais qui n'amènera pas à grand chose. Le président va faire une réunion dans chaque région, ça risque de lasser. L'Occitanie est passée en deuxième position, après la Normandie, une certaine chance mais après ce sera une rengaine. De la façon dont il s'y prend ce sera toujours les mêmes réponses."

"Nous étions une trentaine de représentants de la Haute-Garonne. Personnellement je n'ai pas pu m'exprimer.La région Occitanie, c'est 13 départements où chaque préfet avait sollicité les élus pour qu'ils proposent des questions. Vingt-six questions, deux par département ont été retenues par l'Elysée. On ne savait pas quel élu avait été choisi et le cabinet de Macron a choisi les questions qui lui convenaient. Les élus contactés ne savaient pas s'ils passeraient. C' était donc un "débat" bien préparé, bien orchestrée.

"D'ailleurs ce n'était pas un débat puisque toutes les questions ont été posées en suivant et que le président a "répondu" ensuite. Un débat c'est quelqu'un qui pose une question et un autre qui répond... le questionneur peut reprendre la parole. Si ce n'est pas un question-réponse, ce n'est pas un débat. En plus, pour "répondre" à chaque intervention, le président commençait par "Je suis d'accord avec vous. Vous avez raison". Comment voulez-vous entamer un débat quand l'interlocuteur n'oppose pas de résistance ? Je suis d'accord avec vous et hop ! on passe au sujet suivant...

"En plus des vingt-six questions prévues, il y eut vingt interventions de maires un peu plus au hasard... du moins en apparence. On a fait circuler un micro et la question était libre, dit René Savelli dubitatif.

"Mais je le redis, les réponses ont été toutes regroupées supprimant toute notion de débat...

"Pour les problèmes d'intercommunalité, il a noyé le poisson, comme d'habitude.

"Sur le problème de la fusion métropole-département, qui nous intéresse au plus haut point, là , il a été très évasif.

"Concernant la loi de 1905, en paroles, il a quand même défendu la laïcité. Ce ne sont que des paroles. Faut voir les actes.

"Nous lui avons bien fait comprendre que la décentralisation était mise à mal par la loi NOTRE.... Il dit qu'il "entend" mais après avoir entendu, est-ce qu'il va agir ?
 
Pendant dix-huit mois les maires lui apparaissaient comme un archaïsme et puis tout d'un coup, nous sommes irremplaçables. Est que ce changement d'attitude va perdurer ? Ou est-ce de la frime ?

Je ne fais pas confiance aux promesses. Je deviens de plus en plus comme Saint Thomas.

Evidemment René Savelli fait allusion à l'intervention de la maire de Montauban : "Il a repris Barèges et l'a désavoué en disant de ne pas mêler immigrés et attentats. Elle a été super huée."

Etes-vous allé au congrès des maires ? Qu'auriez-vous fait si le président vous avait invité à l'Elysée ?

Je ne suis pas allé au congrès des maires et donc je ne pouvais pas être de ceux qui étaient invités à l'Elysée. Mais je n'y serais pas allé car c'était inintéressant d'écouter sans pouvoir s'exprimer.
 
Dans son petit village, René Savelli avait ouvert un cahier de doléances . Sans grand succès.

"Seules quatre personnes se sont exprimées. Mais dans l'ensemble des communes, nous avons pu recueillir des remarques et des questions intéressantes que nous avons soumises, comme prévu, au préfet et aux députés".

Comme pour le "débat" de Souillac, René Savelli reste très perplexe sur la suite qui sera réellement donnée à ces doléances.  
 

Entourant René Savelli au centre, les élus de Haute-Garonne, parmi lesquels Georges Méric, président du Conseil départemental
Entourant René Savelli au centre, les élus de Haute-Garonne, parmi lesquels Georges Méric, président du Conseil départemental


1.Posté par martin le 24/01/2019 16:58
une photo pleine d'espoir "en avant la jeunesse"

2.Posté par paloumere le 24/01/2019 17:31
pauvre departement de la haute garonne ,meme pas capable d enlever ses lunettes ....

3.Posté par La Pique du soir le 24/01/2019 23:25
Ils attendent quoi?
Le bus de Fafa, pour aller au Pas de la case?
N'oubliez pas le sucre et le beurre. il y a des promos!

4.Posté par SuperLuchon le 25/01/2019 06:38
Un département tourné vers l'avenir.
L'élite 2.0
Roulez jeunesse!

5.Posté par eLecteur le 25/01/2019 10:32
Si en 2020 on part sur les mêmes bases.
On va pouvoir créer des listes GIR 4 :-) :-) :-)

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